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Gérer sa trésorerie : les indicateurs à suivre au quotidien

La trésorerie nette, le besoin en fonds de roulement, le plan de trésorerie prévisionnel : les notions de base pour piloter son cash sans être comptable.

Équipe Manageo 8 décembre 2020 · 6 min de lecture

La trésorerie est à l’entreprise ce que le sang est au corps : tant qu’elle circule, tout fonctionne ; le jour où elle manque, tout s’arrête, même une entreprise rentable. La suivre ne se résume pas au rapprochement bancaire. Elle demande un suivi régulier, tourné vers l’avenir autant que vers le présent.

La trésorerie nette : l’équilibre d’un coup d’œil

La trésorerie nette mesure si votre gestion financière est en équilibre. Elle est la différence entre le fonds de roulement — ce dont vous disposez pour financer l’activité — et le besoin en fonds de roulement, c’est-à-dire l’argent immobilisé par le décalage entre ce que vous encaissez et ce que vous décaissez.

Quand elle est positive, l’entreprise finance son cycle d’exploitation sans tension. Quand elle est négative, elle vit à découvert de son propre cycle : chaque gros achat, chaque client qui paie en retard, devient une alerte.

Le besoin en fonds de roulement, le vrai levier

Le besoin en fonds de roulement se réduit par trois leviers, et aucun ne demande d’apport d’argent frais : encaisser plus vite (des relances régulières, des acomptes à la commande), payer ses fournisseurs dans les délais négociés plutôt qu’en avance, et ne pas immobiliser de trésorerie dans du stock qui dort. C’est souvent là que se cache la marge de manœuvre qu’on cherchait dans un financement.

Le plan de trésorerie prévisionnel

Regarder son solde bancaire, c’est regarder le passé. Le plan de trésorerie projette, semaine après semaine, les encaissements et les décaissements à venir. Il révèle la tension trois ou quatre semaines avant qu’elle arrive, quand il est encore temps d’agir : décaler un achat, accélérer une relance, négocier un délai.

Le suivi, plus que le calcul

Ces indicateurs ne valent que suivis régulièrement. Calculés une fois par an, ils constatent ; tenus à jour, ils préviennent. Reste que les mettre à jour à la main, sur un tableur, décourage vite : c’est le moment où une vue de trésorerie en temps réel, alimentée par vos factures et vos règlements, cesse d’être un luxe.

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