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S'implanter à l'étranger : préparer son internationalisation

Exporter ou délocaliser, étude de marché, formalités et RH : les étapes pour étendre votre activité à l'international avec méthode.

Équipe Manageo 21 avril 2015 · 3 min de lecture

Votre activité plafonne sur votre marché actuel. Vous cherchez de nouveaux débouchés. Aller vendre à l’étranger est une piste sérieuse. Mais on ne s’y lance pas sur un coup de tête. Il faut une méthode, du temps et des moyens. Voici comment aborder un projet d’internationalisation sans se disperser.

Exporter ou délocaliser

Deux logiques différentes se présentent. L’exportation consiste à vendre vos produits ou services sur un marché étranger. Vous ouvrez un nouveau territoire pour continuer à faire grandir votre chiffre d’affaires quand votre marché d’origine stagne.

La délocalisation répond à un autre besoin. Vous déplacez une partie de votre production à l’étranger pour maîtriser vos coûts. L’objectif n’est plus de vendre ailleurs, mais de produire à un meilleur rapport qualité-prix tout en gardant votre présence sur votre marché de départ.

Le choix dépend de votre situation. La taille de votre entreprise, sa structure financière et vos ambitions pèsent lourd dans la décision. Une TPE et une PME qui grandit ne raisonnent pas de la même façon.

Préparer le terrain

La première étape est une étude de marché sérieuse. Vous devez savoir où votre offre répond réellement à une demande. Un pays peut sembler prometteur sur le papier et se révéler saturé ou mal adapté à votre produit.

Un déplacement sur place est souvent nécessaire. Il ne s’agit pas seulement d’observer. Il faut comprendre les habitudes de consommation, la manière de faire des affaires, les codes locaux. La dimension culturelle est décisive, que vous exportiez ou que vous produisiez sur place. Ce qui fonctionne chez vous ne se transpose pas toujours.

Planifier avant de se lancer

Avant tout engagement, faites le point sur vos finances. Un projet d’internationalisation mobilise de la trésorerie sur plusieurs mois, parfois davantage. Un bilan honnête vous dira si vous avez les reins assez solides.

Se faire accompagner reste utile. Un conseil extérieur garde le recul que vous n’aurez pas toujours. Il vous oriente vers des partenaires fiables et vous informe des règles propres au pays visé.

Ces règles peuvent changer beaucoup de choses. Dans certains pays, il faut s’associer à un partenaire local. Ailleurs, l’actionnaire majoritaire doit être ressortissant du pays. Ces contraintes touchent directement le partage des bénéfices et la direction de l’entreprise. Mieux vaut les connaître avant de signer quoi que ce soit.

Passer à l’action

Vient ensuite le concret. Les démarches administratives sont nombreuses : solutions de financement, ouverture d’un compte bancaire local, dépôt de marque, formalités d’implantation. Une check-list évite les oublis coûteux.

Votre organisation interne suit le mouvement. La gestion des ressources humaines s’adapte. Vos équipes doivent pouvoir travailler à distance et rester coordonnées, où qu’elles soient. Cela suppose des outils qui centralisent vos données et suivent votre activité sans rupture entre les sites.

L’internationalisation reste un vrai levier de croissance. À condition d’y aller avec des moyens suffisants et une ambition ciblée. Un logiciel de gestion qui centralise vos données facilite ce suivi à distance.

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